l’artiste et son histoire

Aurélie Hartmann naît à Paris en 1995. Elle grandit dans le quartier latin, étudie au renommé lycée Henri IV, prend des cours de violon avec Dominique Valgalier, et pratique la danse au Conservatoire Gabriel Fauré. Elle dessine aussi depuis petite, notamment des vêtements. Elle s’imagine styliste, musicienne ou écrivain. Ses parents, mélomanes et musiciens amateurs, l’encouragent avec bienveillance sans penser qu’elle pourrait en faire un métier.

Mon grand-père, artiste peintre, me dit en 2019, alors que je commence à écrire et partager des chansons et des poèmes : “Quand on sent que c’est une nécessité, alors il n’y a pas de doute”. J’en ai eu les larmes aux yeux. J’ai compris ce que signifiait la vocation. Pour moi, ce n’est pas un medium en particulier, mais c’est la création en général. J’aime écrire, chanter, en ce moment c’est ce qui m’anime, mais j’adore aussi danser, parler, improviser dans toutes sortes de choses, dessiner, peindre… Tout est possible.

Mon histoire

Ma vocation artistique n’était pas claire dès l’enfance. Ce sont les expériences de vie qui lui ont permis d’émerger.

Certes, j’ai baigné dans un milieu intellectuel et qui valorisait beaucoup l’art, les livres, la culture. Mais le fait de créer, d’être à l’origine de l’art, au-delà de l’interprétation d’une oeuvre écrite par d’autres, me semblait être un autre monde. 

J’ai toujours écrit, depuis petite, sans savoir que c’était quelque chose de vraiment créatif ; c’était plutôt un exutoire pour mes émotions lorsqu’elles semblaient trop fortes et que personne d’autre que moi ne pouvait les accueillir.

Le parcours artistique en lui-même n’est pas quelque chose que j’ai cherché ou provoqué, je ne m’y attendais pas. Ça m’est tombé dessus, parce que j’en ai eu besoin ; c’était une manière de m’écouter moi-même, d’être en présence, de me sentir proche de mon essence.

Les premiers poèmes ont surgi de mes idéalisations amoureuses, de l’expression de mon désir, de mon idéal. Je n’avais presque pas lu de poésie, sauf Baudelaire et Rimbaud parce qu’on nous le demandait à l’école.

Je n’ai jamais cherché à “devenir” poète. Simplement, soudainement, je l’étais : un carnet dans les mains, sur lequel je gribouillais dans le tram, dans la rue, sur le pas de la porte, pour ne pas laisser les mots s’échapper. Des émergences. Des jaillissements incontrôlés.

Les chansons sont arrivées alors que je travaillais pour mon examen de fin d’études de violon au Conservatoire de Meudon : c’était en 2017, je passais six heures par jour sur mon instrument, entre les gammes, les exercices et les morceaux imposés. Pendant mes pauses et mes marches quotidiennes, des mélodies apparaissaient dans ma tête, et j’ai commencé à les enregistrer en chantonnant. Petit à petit, j’ai expérimenté de chanter au ukulélé, puis à la guitare et au piano, créant des accords pour m’accompagner. Tout s’est fait par itération, émerveillement et curiosité. Personne ne m’a jamais suggéré de faire quoi que ce soit en cette direction, je n’ai reçu aucun conseil, tout est venu de moi, de mon envie, de mon désir naturel.

C’est ainsi que j’ai commencé à observer les jaillissements et à développer une conceptualisation imagée autour de l’acte de création artistique : c’était le début de l’aventure Une vie jouissive, un manuscrit qui est en cours et qui décrit ma “méthode” et mon approche de la création. J’ai partagé des réflexions issues de cette recherche sur ma newsletter (aujourd’hui intitulée La flamme), ma chaîne YouTube ainsi que sur mon podcast Art sensible.

Une des choses qui ont le plus nourri mon état d’esprit de curiosité et d’ouverture, est ma pratique quotidienne de la méditation de pleine conscience depuis 2015. Ces années d’études (2014-2018) ont d’ailleurs été une période charnière : j’étais en école de commerce, avec en parallèle ma pratique du violon classique, et des explorations spirituelles qui se sont offertes à moi suite à une rupture amoureuse. En 2017, alors que je commence à explorer la création artistique de façon libre et expérimentale, je découvre la Communication nonviolente, qui résonne comme une révélation : je m’y engage corps et âme, faisant toutes les formations possibles jusqu’à devenir assistante sur un parcours collectif en 2022. 

Plus jeune, j’avais déjà l’intuition que j’étais douée pour les conversations, car on me disait souvent que j’allais vite en profondeur, et que j’étais la seule personne avec qui on pouvait parler de certains sujets tabous ou douloureux. Parfois, je me disais qu’il serait agréable de pouvoir réécouter certaines discussions passionnantes que j’avais pu avoir avec des ami.e.s. C’est ainsi que j’ai créé mon premier podcast en 2019, Reconnexion, fondé sur des conversations authentiques et entièrement improvisées, qui partaient de la question : “Comment t’es-tu reconnecté.e à toi-même ?”. Comme je prenais plaisir à ces échanges profonds et constructifs, je me suis intéressée au coaching, et me suis formée en 2020-2021, d’abord auprès de l’Institut de Coaching International, puis avec Yes Supply qui m’a apporté des bases d’hypnothérapie et de PNL. J’ai accompagné, depuis, des dizaines de personnes dans leur reconversion professionnelle, leurs relations et leur créativité.

Les voyages sont certainement une des composantes essentielles qui ont influencé ma sensibilité, mon travail artistique et ma capacité à entrer en conversation avec des personnes variées. J’ai vécu un an à Londres en 2015-2016, et un an en Colombie en 2018. Le fait de parler trois langues m’a permis de toucher du doigt la complexité qui entoure le langage et la culture qui s’y rattache, et de m’affranchir, je crois, d’une partie de mes conditionnements liés à ma culture d’origine. Entre 2020 et 2023, j’ai vécu de façon alternative, dans une petite maison en montagne, en Ariège, d’abord seule puis avec un compagnon. Vivre simplement, entourée de nature, de silence, et sans voiture, m’a donné accès à un degré d’intensité et de vitalité que je n’imaginais pas. Cette période a donné naissance à un livre, Tu me vois, ainsi qu’à plusieurs dizaines de chansons.

J’ai ensuite rejoint Paris pour poursuivre mes ambitions dans la musique, pour finalement me rendre compte de la nécessité de trouver un équilibre et une “entente” entre mes diverses pratiques artistiques. J’ai sorti en 2025 l’EP Le syndrome de Peter Pan, distribué chez Inouie Distribution.

Je suis aujourd’hui basée à Amsterdam, aux Pays-Bas.

Dernier EP, sorti le 3 octobre 2025.
Disponible en streaming, en vinyle et CD.

Podcast Art sensible.
Disponible sur YouTube, Spotify, Apple Podcasts et autres plateformes.

contact

Pour toute demande de collaboration, d’intervention ou de prestation artistique, veuillez remplir le formulaire.